John Cleland,
La Fille de joie
(1748-1749)
“ La douce chaleur de ma main rendit bientôt mon amant intraitable ; il me retira d’entre les doigts ce précieux joyau, & le plongea de nouveau dans ma blessure, alors ouverte pour la vie. Je n’y sentis presque plus de douleur. Toutes les membranes, que la violence de ses assauts avoient dilatées, obéissantes & souples maintenant, ne sembloient se resserrer que pour donner du plaisir & en recevoir. S’il est vrai que l’on meurt quelquefois de joie, c’est un miracle que je ne sois point expirée dans de si délicieuses agonies. ”
