Julius von Soden

Résumé

Julius von Soden Aurora, ou L'amante mystérieuse… (1802)

LE plaisir reparut de nouveau dans la demeure d'Aurora. Pour célébrer sa réconciliation, elle daiina, peu de jours après, une fête brillante qui pensa devenir une nouvelle source de mésintelligence entre les deux amans. Le prince della Torre dansa souvent avec elle ; il la combla de prévenances et de marques de tendresse : notre chevalier devint jaloux.
La comtesse de Belprato, qui avait eu une affaire d'amour avec le cardinal, voulut lui inspirer de la jalousie, ce qui lui réussit peu. Elle employa toute son adresse et tous ses charmes
pour intéresser en sa faveur le beau Silvio
Source : Gallica

Julius von Soden Aurora, ou L'amante mystérieuse… (1802)

Là, en regardant autour de lui, il vit que Lorenzo était un de ses conducteurs..
Il fixa sur lui des regards dans lesquels se peignait le soupçon. Celui-ci s'en aperçut, tira de sa poche un papier, et écrivit dessus avec un crayon: « Calme - toi, Angelo! garde-toi de nous soupçonner ; nous nous reverrons. »
Silvio lisait ces mots, lorsque le valet de chambre du prince parut accompagné d'un chirurgien. Sa blessure fut visitée et pansée : elle ne se trouvait pas dangereuse. Une litière s'avança ; le chevalier s'y plaça, et
Lorenzo l'accompagna jusqu'à sa ded meure.
Source : Gallica

Julius von Soden Aurora, ou L'amante mystérieuse… (1802)

Silvio ! un grand danger vous menace.
Elle le quitte aussi tôt et se perd parmi la foule. Le chevalier ne tarda point à suivre son conseil ; il sortit, et regagna en hâte son logement.
- Oui, c'etait-elle !. se disait-il.
c'était Aurora ! C'était sa tournure enchanteresse, c'étaient ses charmes divins, c'était sa voix si douce et si mélodieuse !
Son émotion était au comble. Les mouvemens précipités de son cœur trahissaient son trouble. La nuit s'éloigna, le jour vint ; il était encore dans la même situation.
Source : Gallica

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