Simon-Pierre Mérard de Saint-Just

Élements biographiques

Simon-Pierre Mérard de Saint-Just,  La Matinée libertine ou les Momens bien employés (1787)

“ La Comtesse avec vivacité. Point du tout. Petite ingrate ! où prenez-vous, s’il vous plaît, qu’il y ait tant de cochonnerie à se baiser là bien amoureusement ?
Cécile. Mais enfin, Madame... c’est par cet endroit qu’on soulage l’un des plus vils besoins de la nature.
La Comtesse avec un peu d’humeur. Nature ! vils besoins ! Sot jargon de Province que tout cela ! La bouche, ce charme par excellence, le siége & l’instrument du baiser, soulage aussi des besoins qui ne sont pas les plus nobles de la nature. La bouche est le goufre où s’engloutissent pêle-mêle de purs & d’immondes alimens.
”
Source : Wikisource

Simon-Pierre Mérard de Saint-Just,  La Matinée libertine ou les Momens bien employés (1787)

“ Vous n’avez pas gardé M. l’Abbé bien long-tems !
La Comtesse. Bon ! me crois-tu capable de perdre toute une matinée à écouter des fadaises ! L’Abbé est un enfileur de la première force. Quand j’ai vu qu’il commençait à se déboutonner, & qu’il s’agissait d’essuïer des longueurs à n’en plus finir, je lui ai tourné le derrière ; il a entendu ce que cela voulait dire, & il a pris son parti.
Cécile. Voilà un bel et bon caprice de part et d’autre ! Il ne reviendra donc plus ?
La Comtesse. Tu le verras demain matin. Plus on tourne le dos à de certaines gens, plus on est certain de se les attacher.
”
Source : Wikisource

Simon-Pierre Mérard de Saint-Just,  Lettre en prose et en vers, à Madame Julie D. Ch… (1794)

“ Voulez-vous être lu ? que souvent on répète Votre prose et vos vers 1 Prosateur et poète , Ayez un style pur ; le style est avant tout.
Si vous n'observez pas , par raison et par goût, Les nécessaires lois qu'impose la grammaire , Eussiez-vous le génie et d'Orphée et d'Homère, Despréaux vous l'a dit ; vous écrivez en vain : Vous ne serez jamais qu'un mauvais écrivain.
”
Source : Gallica

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