Gustave Merlet

Élements biographiques

Gustave Merlet,  Revue des Deux Mondes

“ Oui, son originalité fut de raviver ces traditions de savoir-vivre qu’avaient interrompues la révolution et l’empire. Voilà le secret de la faveur qu’obtint si rapidement un écrivain supérieur à tant d’autres par la mesure, la tenue et la simplicité. La déclamation ayant été, depuis dix ans, la langue des lettres et de la politique, on prit plaisir au retour d’une qualité qui était la censure d’un défaut antipathique au génie de notre race. Ce langage sobre et tout uni devint un modèle de goût, et même de conduite ; car le faux va des mots aux choses, et des paroles aux actes. ”
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Gustave Merlet,  Revue des Deux Mondes

“ C’est dire que la politique nuit à la littérature dans ces éphémérides, où se combinent les haines et les préjugés d’une double réaction. Apre et mordant, il a le nerf et la verdeur d’un bon sens qui assène avec force des vérités brutales; mais, lors même qu’il a raison, il risque de se donner tort par une outrecuidance qui sent le collège. Ce qui domine en lui, c’est l’humaniste qui, tout plein de ses auteurs, s’appuie sur leur autorité comme un théologien sur les Écritures. On ne peut lui contester un savoir étendu, mais qui n’eut rien de curieux ou de raffiné. ”
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Gustave Merlet,  Revue des Deux Mondes

“ On n’est jamais entré dans le monde littéraire avec moins de révérence pour les grands noms de la veille. Agé de soixante ans, lorsque le XVIIIe siècle se terminait, Geoffroy l’avait traversé sans être un instant ébloui par son éclat. Aux griefs de l’abbé s’ajoutaient ceux du lettré dont la patrie était le siècle de Louis XIV ; Aussi Voltaire lui fut-il odieux à double titre ; comme « le pontife de l’église philosophique, » et comme « un maire du palais » qui avait fait violence aux souverains légitimes de notre scène. ”
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