Résumé

Souvenirs de la ville d'Ardes (1856)

Si les beautés de l'art ont disparu, celles de la nature lui sont restées. Son sommet se dore, comme auparavant, des rayons du soleil naissant ; ses flancs se couvrent au nord et au couchant d'une vigoureuse plantation de bois taillis, et la rivière de Couse continue de charrier à ses pieds ses eaux et ses rochers.
Le château d'Ardes, placé à l'extrémité septentrionale de la ville actuelle, était, comme celui de Mercœur, fortifié par la main de la nature et des hommes.
Source : Gallica

Souvenirs de la ville d'Ardes (1856)

Malgré ces diverses ressources, qui semblaient devoir lui assurer une longue durée, le château d'Ardes est tombé, comme son aîné de Mercœur, sous le marteau destructeur des hommes. De tout l'appareil formidable qui l'environnait, il ne reste plus que les bases de quelques tours rasées à fleur de terre, image d'une grandeur qui s'est évanouie et rentre de plus en plus dans la poussière.
Source : Gallica

Souvenirs de la ville d'Ardes (1856)

Ses comtes s'éteignirent successivement comme autant de brillants météores qui ont fourni leur carrière et ne doivent plus se lever sur l'horizon. Le dernier en qui finit cette dynastie de comtes fut un connétable de Champagne, mort en 1321. Sa riche succession passa à la famille de Joigny, dont l'unique héritière fut la jeune Alix, qui porta en dot cette immense fortune dans la maison dauphine d'Auvergne, et introduisit, par cette noble alliance, sur la scène d'Ardes et de Mereœur, de nouveaux personnages et de nouveaux maîtres qui y ramenèrent la vie et l'éclat des anciens jours.
Source : Gallica

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