Résumé

Victor Doublet Ezilda, ou La Zingara : oeuvre historique et morale… (1844)

Tandis que le corps se rassasie sur la terre, l'âme doit se nourrir de son aliment, qui est la connaissance et l'amour du souverain bien. C'est pour cette seule fin que nous ont été donnés le cœur et l'intelligence. Connaître et aimer celui qui nous a formés, voilà notre nourriture d'immortalité, aussi indispensable pour nous, que l'humanité est inséparable de nous. Bien que d'une manière diverse, c'est là l'occupation de l'homme mortel, comme elle le sera encore au-delà de la tombe. La vie terrestre n'est que le court espace que Dieu nous a accordé pour travailler avec fruit à notre félicité.
Source : Gallica

Victor Doublet Ezilda, ou La Zingara : oeuvre historique et morale… (1844)

Ezilda fut vivement contristée en voyant la cruelle inquiétude de cette tendre mère, et elle employa aussitôt sa ressource ordinaire dans les moindres peines qu'elle avait à souffrir : la prière, source de toute lumière et de toute consolation, la mère de l'espérance, la messagère du bonheur, voilà quelle était l'immense ressource d'Ezilda.
Quand cette jeune fille eut touché le ciel par ses tendres gémissemens elle se trouva consolée, et un
rayon de lumière vint tout-à-coup éclairer son esprit et lui remplir le cœur de joie.
Source : Gallica

Victor Doublet Ezilda, ou La Zingara : oeuvre historique et morale… (1844)

Tant que l'homme demeure sur cette terre, il est éloigné de la céleste lumière dont il ne reçoit qu'un faible rayon pour le conduire dans la route qu'il doit suivre afin d'arriver au sein de sa plénitude : voyageur, il doit se contenter de connaître son chemin et de marcher à grands pas. Ce n'est que lorsqu'il sera arrivé au terme de sa course, qu'il verra cette divine lumière; et pour récompense d'avoir réprimé ici-bas les désirs de son cœur et ses excès vicieux, il possédera le souverain bien, la plénitude de l'amour.
Source : Gallica

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