Résumé

Vie anecdotique, militaire et politique du Mal Cte Lobau… (1839)

Et certes, l'homme de France qui, en 1830, pouvait le mieux remplir cette tâche, c'était le maréchal Lobau, le vieux aide-major de la garde impériale, le manoeuvrier-modèle qui, tous les jours, à Dresde en 1813, commandait les évolutions au premier corps de l'armée, sous les yeux de Napoléon.
Mais il fallait, en 1830, au général en chef de la garde nationale, une autre spécialité que celle-là : il fallait un courage froid, tranquille, élevé, une valeur digne, éclairée. Il fallait que le chef de la milice citoyenne fût à la fois un grenadier intrépide, un général consommé et un bon citoyen.
Source : Gallica

Vie anecdotique, militaire et politique du Mal Cte Lobau… (1839)

M. le maréchal comte Lobau est mort ce matin!
Le pays tout entier s'associera aux profonds regrets que cette perte immense va causer à ces belles légions qu'il a si dignement commandées, qui lui doivent tant, qui ont tant fait avec lui pour l'ordre public et la liberté. Elles répondront avec un douloureux empressement à l'appel que le Roi va leur faire pour rendre les derniers honneurs à leur noble maréchal qui, pour la dernière fois, va se trouver au milieu d'elles.
Source : Gallica

Vie anecdotique, militaire et politique du Mal Cte Lobau… (1839)

On peut dire de lui qu'il a été aimé des soldats napoléoniens et des soldats citoyens. Lobau s'est fait obéir et aimer dans la garde impériale de Wagram, et dans la garde nationale de Paris. Ces mots résument sa vie.
Il aimait à rire ; un jour, en passant une revue
de ses soldats citadins, et après leur avoir fait exécuter tant bien que mal quelques manoeuvres, qui, sans doute, furent moins exactes que celles qu'il avait commandées jadis en Saxe, il avisa un grenadier dont la buffleterie laissait à désirer beaucoup sous le rapport du soin et de la propreté.
Source : Gallica

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