Résumé

Édouard Lecompte Monseigneur François de Laval

Les infirmités, les maladies le minaient sourdement, cruellement. Elles amenèrent la mort : c’était la délivrance pour l’auguste martyr. Le voyant près de sa fin, un de ses prêtres lui demanda : « Nous quitterez-vous sans nous rien dire ? » Et il lui cita l’exemple de plusieurs personnages qui avaient exhorté leurs enfants spirituels avant de mourir. L’humilité du saint vieillard s’effraya : il se contenta de répondre : « C’étaient des saints, moi je ne suis qu’un pécheur. »
Ce fut le 6 de mai 1708 que Mgr François de Laval, premier évêque de Québec, rendit sa belle âme à Dieu.
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Édouard Lecompte Monseigneur François de Laval

Mgr Têtu cite ce passage de l’histoire manuscrite du Séminaire de Québec : « Rien ne représente mieux la primitive Église que la vie de ce clergé. Ils n’étaient tous qu’un cœur et qu’une âme, sous la conduite de Mgr de Laval. Ils ne faisaient qu’une seule famille dont il était le père. Biens de patrimoine, bénéfices simples, pensions, présents et honoraires ; ils mirent tout en commun. Mgr de Laval ne faisait rien de considérable que de concert avec tout son clergé ; ses biens aussi étaient en commun. Il n’y avait ni riches, ni pauvres. »
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Édouard Lecompte Monseigneur François de Laval

Les trafiquants, toujours aux écoutes, apprenant que le gouverneur laisse toute liberté à la traite, se replongent, comme un torrent dont la digue est rompue, dans leur exécrable négoce, semant toutes les ruines parmi les païens et les néophytes.
Cette fois, le P. Lalemant écrit : « Nous perdons en un mois les sueurs et les travaux de dix et vingt années. » Le prélat, les Jésuites, les prêtres séculiers, même les capitaines des sauvages supplient le gouverneur de faire exécuter ses ordonnances sur la traite, rien ne peut fléchir ce caractère raide, absolu, entêté.
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