Résumé

Émile Guyou Traité des évolutions et allures

Si, au contraire, on a à manœuvrer un bâtiment long qui tourne lentement, il se pourrait qu’il fût obligé, pour évoluer, de reprendre la vitesse qu’il aurait perdue, car ces bâtiments obéissent plus à leur barre qu’à leurs voiles. En ce cas, on aurait perdu du temps et l’on ferait probablement un tour plus grand en manœuvrant comme le bâtiment court qu’en virant de bord avec la barre en conservant les voiles orientées pour le vent pendant tout le cours de l’évolution. C’est au manœuvrier qui connaît son bâtiment qu’il appartient de décider cette question.
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Émile Guyou Traité des évolutions et allures

On se guide sur ces deux points de repère : il ne faut pas que la voile ralingue beaucoup, mais il faut assez brasser pour que les bras ne fassent plus que peu de force. Si c’est la grand’voile que l’on veut déventer, c’est en choquant l’écoute que l’on doit le faire. En choquant l’écoute, la vergue se brasse seule, on n’a qu’à embraquer les bras.
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Émile Guyou Traité des évolutions et allures

La position du grand largue présente un grand danger en ce sens que l’on prend la lame en biais ; que, quand l’arrière est soumis au courant de formation de la houle qui marche dans le sens du vent, l’avant est dans le creux, soumis à un courant inverse, de façon que le navire est précipité en travers par une force irrésistible, sans qu’il ait de remous au vent à lui. Comme ce n’est qu’une grosse lame qui détermine ce mouvement malgré le gouvernail, c’est une grosse lame que le navire reçoit en plein par le travers sans aucune protection.
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