Charles Dickens,
La Petite Dorrit
(1855)
“ Arthur Clennam, assis dans un vieux fauteuil aussi fané que le plus ancien des détenus, s’abandonne à ses réflexions. Quand un malheureux fait son début dans la prison, le premier changement qui s’opère en lui, c’est une espèce de calme ou plutôt d’abattement résigné, d’où bientôt il glisse trop souvent, par degrés insensibles, dans la dégradation et la honte. Clennam, dans cet état de paix mensongère, en face de sa honte maintenant consommée, songeait à certaines phases de sa vie passée, comme un mort doit rêver à son existence d’autrefois. ”
