Antonin Lavergne, Jean Coste (1901)
“ Instinctivement elle recule sa chaise, les mains en avant, pour repousser et se défendre. — J’allume une autre chandelle, l’autre venant de s’éteindre, — répond enfin Jean qui, heureusement, tourne le dos à sa mère et ne remarque pas le trouble ni l’épouvantable geste par lequel se trahit l’horrible pensée de l’aveugle. — Ah ! — soupire Caussette, soulagée. Jean s’est rassis. Méfiante, l’aveugle pose sur lui ses regards blancs et fixés qui semblent voir. La dureté de ses traits, éclairés de nouveau, paraît s’accroître. Une souffrance vive fouille, comme une pointe acérée, le cœur de Coste. ”
