Lucien Jouans

Définition et enjeux

Vie de Lucien Jouans (1885)

Néanmoins, après son départ de Ruffey, il fut souvent rappelé à ses anciens condisciples par M. David, son instituteur à cette époque. « Personne d'entre vous, leur disait-il, n'a encore pu faire tel travail comme Lucien Jouans. »
C'est surtout en gardant son troupeau que l'enfant s'efforçait de faire du bien à ses camarades qui se trouvaient comme lui dans les champs. Souvent, après s'être livrés pendant quelque temps à un jeu innocent et gai, on s'asseyait en groupe. Lucien, tirant alors de sa poche un Mois de Marie que sa mère lui avait donné, lisait quelques passages à haute voix
Source : Gallica

Vie de Lucien Jouans (1885)

Jouans comprit, par le récit qu'on lui fit des progrès du mal, que Dieu allait lui demander un douloureux sacrifice. Il vit aussi par lui-même les dispositions de son cher malade et les soins qu'on lui prodiguait ; de sorte qu'il put dire au Frère Directeur en partant: « J'ai bien demandé à Lucien s'il désirait venir avec moi, mais il
tient trop à rester ici. D'ailleurs, je vois que nous ne pourrions jamais le soigner comme vous le faites. »
Source : Gallica

Vie de Lucien Jouans (1885)

« On peut bien accepter, répétait-il à chaque pas, la somme n'est pas si forte ; et puis ce ne sera que pendant que je serai au Noviciat ; après vous n'aurez plus rien à dépenser pour moi. » L'enfant finit par triompher. Emue elle-même de l'affliction de son fils, la mère consentit à retourner auprès du Frère Directeur.
M. Bonnard, qui avait le premiar fait connaître les Frères à Lucien, se trouvait précisément là. Il ne put qu'engager la famille Jouans à marcher en avant ; si bien que la mère, voyant approcher le moment d'une entente, sentit toute
sa répugnance se raviver.
Source : Gallica

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