M. de Borsenne

Définition et enjeux

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La dame voilée (1875)

Rassurez-vous, lui dit M. de Borsenne, c'est un ami et non un ennemi qui vient vous voir. Vous n'en douterez pas, quand je vous aurai dit que, sachant tout, j'excuse, pardonne et oublie. Mme de Borsenne doit reparaître dans le monde fière et respectée. Il ne faut pas que l'ombre même d'un soupçon puisse l'effleurer.
Vous rendrez le bonheur à votre mère, à votre père, que vous aimez, vous aurez votre fils près de vous et pourrez l'embrasser sans crainte.
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La dame voilée (1875)

Or, quand M. de Borsenne avait dit : « Je veux, » cela signifiait quelque chose. Nous l'avons déjà vu à l'oeuvre et nous savons qu'il n'est pas homme à reculer devant une lâcheté, une infamie ou même un crime.
Il imagina une de ces monstruosités qui naissaient dans sa pensée, comme les champignons dans le fumier, et il décida que l'exécution serait immédiate.
Le jeudi suivant, Jeanne étant chez sa mère, M. de Borsenne fit venir près de lui, dans son cabinet, Mlle Suzanne, la femme de chambre.
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La dame voilée (1878)

Sois tranquille, elle ne se fera pas attendre.
Georges sentait bien que Gaston avait raison. Dans la position où il se trouvait vis-à-vis de M. de Borsenne, la supériorité était évidemment du côté du mari. En effet, comment l'attaquer sans commettre une imprudence qui pouvait perdre Jeanne? Sans doute, la vie de cet homme le gênait; sans cesse, devant lui, elle se dressait menaçante et terrible. Mais était-ce à lui, Georges Lambert, l'amant de sa femme, à amener M. de Borsenne sur le terrain d'un duel à mort? Il comprenait ce
qu'une semblable conduite aurait de misérable et d'odieux.
Source : Gallica

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