Nicolas Vassiliévitch Gogol,
Tarass Boulba
“ Andry ne cachait pas son ennui : — Tête sans cervelle, lui disait souvent Tarass, souffre, Cosaque, tu deviendras hetmans [2] . Celui-là n’est pas encore un bon soldat qui garde sa présence d’esprit dans la bataille ; mais celui-là est un bon soldat qui ne s’ennuie jamais, qui sait souffrir jusqu’au bout, et, quoi qu’il arrive, finit par faire ce qu’il a résolu. Mais un jeune homme ne peut avoir l’opinion d’un vieillard, car il voit les mêmes choses avec d’autres yeux. Sur ces entrefaites, arriva le polk de Tarass Boulba amené par Tovkatch. ”
