Brevet supérieur

Définition et enjeux

Adrien-Henri Huard Répertoire de législation et de jurisprudence en matière de brevets d'invention (1863)

M. LE RAPPORTEUR. S'il n'y a pas de nouveauté, il n'y a pas de brevet d'invention.
M. ARAGO. J'en demande pardon à M. le rapporteur ; avoir remarqué dans les tubes zingués des propriétés que personne ne connaissait, que personne n'avait devinées, c'était ressusciter un objet sans emploi, c'était se rendre digne d'un brevet. Tout brevet semblable sera valable si vous acceptez les quelques mots d'addition que j'ai présentés.
Source : Gallica

Charles Fliniaux La Propriété industrielle et la propriété littéraire et artistique en France et à l'étranger… (1879)

On reconnaît deux sortes de brevets :
1° Le brevet d'invention qui peut être accordé à tout inventeur national ou étranger pour toute invention, découverte ou amélioration relatives à un nouveau produit industriel, à un nouveau moyen ou à une nouvelle méthode de production. Les boissons, comestibles, médicaments, les procédés scientifiques non appliqués ne peuvent faire l'objet d'un brevet.
Source : Gallica

Isaïe Schmoll Traité pratique des brevets d'invention… (1875)

Quiconque veut obtenir un brevet pour une nouvelle découverte, invention ou amélioration, est tenu de remplir les conditions suivantes : a. Demande adressée il l'autorité compétente et accompagnée des pièces nécessaires ; b. Paiement d'une taxe fixée ; c. L'obligation de présenter une description claire et détaillée de la nouvelle découverte, invention ou amélioration, ainsi que les dessins ou modèles, s'ils sont nécessaires pour l'intelligence de l'objet, de sorte que tout homme de métier puisse l'imiter quand elle sera publiée, après l'expiration de la durée du brevet.
Source : Gallica

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