A. Palamède de Macheco

Élements biographiques

A. Palamède de Macheco Éléonore d'Aquitaine, roman historique par la Csse Palamède de Macheco… (1823)

Un zéphyr léger rend la vie à la nature fatiguée ; il ramène peu à peu , par sa fraîcheur , le calme dans les sens de la reine. Elle ose fixer son conducteur : un noir panache se balance sur sa tête; de temps en temps un soupir s'échappe de son sein , que l'acier bruni presse de son poids. Une de ses mains soutient avec soin Eléonore ; l'autre est appuyée sur la poignée de son cimeterre. Il semble parfois que ce soit un fantôme revêtu d'une forme humaine , un ange consolateur ; et Eléonore, trouve à cet être mystérieux quelque chose d'aérien : la terre semble fuir sous ses pas.
Source : Gallica

A. Palamède de Macheco Éléonore d'Aquitaine, roman historique par la Csse Palamède de Macheco… (1823)

Quel ami! quel amant! dit-elle en suivant sur le sable la trace des pas du rapide coursier ; ô Aymard ! qui peut être plus digne d'être adoré , que celui qui sait aimer ainsi ! Pourquoi m'a-t-il quittée? Pourquoi ne puis-je garder près de moi cet être si parfait et si tendre ? Je suis libre, et il me fuit! Ne suis-je plus celle qu'il adore ? Ne suis-je plus..? Ah! je suis l'amante du beau Henri, et Aymard a déjà trop souffert de me voir à un autre ; il le sait sans doute, et il va vivre loin de moi. Helas! Henri est prince , il est beau , il m'aime ; mais aura-t-il le coeur d'Aymard !
Source : Gallica

A. Palamède de Macheco Éléonore d'Aquitaine, roman historique par la Csse Palamède de Macheco… (1823)

Louis et la princesse parurent à leur vue. La foule respectueuse se retire. Ils pénètrent jusqu'au monarque. Éléonore , pour première leçon, va voir la mort frapper une tête royale ! Le roi soulève sa mourante paupière : il revoit son fils , et un rayon de joie humaine pénètre son âme déjà détachée de tous les biens du monde. Il considère la brillante Éléonore, dont les yeux sont obscurcis de larmes ; il ne voit en elle qu'un ange destiné à faire le bonheur de la France ; elle est agenouillée sur la cendre auprès de son époux. Le roi étend ses mains défaillantes , il les bénit.
Source : Gallica

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