Albertine Clément-Hémery, Retour de la domination espagnole à Cambrai
“ Cependant si ceux du camp besognaient avec grande diligence, les assiégés, de leur côté, travaillaient sans cesse aux fortifications, à faire des parapets, des embrâsures aux canons, des plates-formes et autres choses les plus nécessaires ; ils étaient de garde nuit et jour, de sorte que le plus souvent les bourgeois n’avaient qu’une nuit pour se rafraîchir. Personne n’en était exempt, jeunes, vieux, nobles, vilains et même les gens d’église. C’était de même dans la citadelle, jusqu’à la dame de Balagny, ses enfans et ses demoiselles de compagnie y portaient la hotte et la manne à deux. ”
