Alexandre-Henri-Raoul Quarré de Verneuil

Élements biographiques

Alexandre-Henri-Raoul Quarré de Verneuil La trahison du maréchal Bazaine antérieure à la capitulation de Metz… (1871)

Ce sont là les procédés des Prussiens, il ne faut pas s'en étonner. Nous autres Français, il ne nous serait jamais venu à l'idée de faire voyager des officiers prisonniers de guerre dans des wagons à bœufs; mais si le mot de Napoléon : « Gratez le Russe, vous trouverez le Cosaque » est juste, on peut dire avec non moins de raison : « Grattez le Prussien, vous trouverez le barbare.» Le crime était consommé. Par la trahison du maréchal Bazaine une armée de 140,000 hommes était faite prisonnière, et le plus fort boulevard de la France était livré à l'ennemi !
Source : Gallica

Alexandre-Henri-Raoul Quarré de Verneuil La trahison du maréchal Bazaine antérieure à la capitulation de Metz… (1871)

En même temps, le maréchal cherchait à habituer les officiers à l'idée d'une capitulation, en leur faisant dire par les chefs de corps que la situation en France était fort grave, que l'anarchie y régnait partout, et que l'armée de Metz, tout en promettant de ne pas combattre contre les Prussiens, pourrait bien rentrer en France pour y jouer un rôle de pacification intérieure.
Pour atténuer la mauvaise impression de ces tristes discoirs, le maréchal inondait l'armée de décorations. C'est là que la faveur et l'intrigue se donnèrent libre carrière
Source : Gallica

Alexandre-Henri-Raoul Quarré de Verneuil La trahison du maréchal Bazaine antérieure à la capitulation de Metz… (1871)

Chaque fois on perdait du monde, quelquefois beaucoup de monde, et les ressources qu'on en retirait étaient tout à fait insuffisantes pour les besoins de l'armée.
Un autre que le maréchal Bazaine eût fait ces coups de main dans le plus grand secret, le soir, à la nuit, ou le matin avant l'aube.
Mais lui, les faisait en plein jour, et quand l'ennemi était bien prévenu. Du reste, il n'ordonnait ces mouvements que pour faire prendre patience à l'armée; ce n'était pas le moment en effet de faire des réquisitions dans les villages pour y avoir quelques misérables denrées
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature