Alexandre Roger,  Des Pamphlets, de leur nature et de leur danger…

“ Cependant le venin circule ; on se familiarise peu à peu avec les idées de proscriptions , de châtimens publics ; on se familiarise avec les noms des premières victimes désignées ; on ne les plaint pas, parce qu'elles sont couvertes d'exécration, et l'on oublie que, quand la vengeance a frappé le coupable , elle ne s'arrête plus devant l'honnête homme.
Tel est donc l'esprit, tels sont donc les principes de ceux qui crient qu'il ne faut pas de constitution en France ! Pas de constitution ! quelle absurdité ! Qu'ils citent donc un peuple qui n'ait pas sa constitution !
”
Source : Gallica

Alexandre Roger,  Ne pleurez pas, ne pleurez pas… (18..)

“ Le jour du pardon est arrivé; l'Angleterre peut à l'heure même réparer les torts qu'elle eut envers la France. Qu'elle se prononce franchement, et tout est oublié.
J'ai remis plusieurs fois à l'Empereur Napoléon des observations en faveur de la liberté de la presse; et comme je n'ai jamais su m'approcher en rampant, même du Souverain, j'ai constamment fait entendre dans mes écrits l'accent d'un coeur indépendant.
”
Source : Gallica

Alexandre Roger,  Des Pamphlets, de leur nature et de leur danger…

“ Qui dit gouvernement, dit donc constitution ; ainsi, puisque la France aura un gouvernement, elle aura nécessairement une constitution. Ceux qui n'en veulent pas disent donc une extravagance.
Mais cette constitution sera-t-elle écrite ou non écrite ?
Non écrite ? Le temps et la série des événenemens peuvent seuls la former telle. On ne la crée pas tout à coup ; c'est le résultat du choc des différens pouvoirs, qui finissent par s'arrêter dans un état quelconque , qui est le gouvernement.
”
Source : Gallica

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