Charles Rameau

Élements biographiques

Charles Rameau,  De la Justice civile pour les indigents… (1849)

“ C'est sans doute une vérité au criminel; mais au civil pourrait-on sérieusement le soutenir? La Justice est bien gratuite en ce sens que c'est par l'Etat et non par les plaideurs que les magistrats sont payés; mais nos lois, dans l'intérêt bien entendu des plaideurs, et pour rompre toute inégalité de forces intellectuelles entre eux, exigent l'emploi d'intermédiaires avoués, dont les frais et salaires demeurent à la charge des plaideurs. Or, lorsque le pauvre éprouve le besoin de recourir aux Tribunaux, il est souvent arrêté par cette barrière infranchissable pour lui, le défaut d'argent. ”
Source : Gallica

Charles Rameau,  De la Justice civile pour les indigents… (1849)

“ Au premier abord , il semblerait que dès qu'il sera possible de plaider gratuitement, les procès de ce genre vont fondre de tous côtés, entraver le cours ordinaire de la justice et ruiner le Trésor public. Si de pareilles exagérations pouvaient avoir seulement quelque chose de fondé, elles seraient alors la preuve que le mal, auquel il s'agit de remédier, est bien grave, puisque tant d'intérêts sont en souffrance, tant de citoyens sont privés de la justice. ”
Source : Gallica

Charles Rameau,  De la Justice civile pour les indigents… (1849)

“ Dans la loi sarde, la requête afin d'être admis à plaider est communiquée à l'avocat des pauvres, qui a le soin d'examiner la validité de la demande, et de s'entourer de tous les renseignements propres à préparer les éléments d'une décision consciencieuse. Quand l'avocat des pauvres est d'avis de donner suite au procès, il renvoie, avec son avis favorable, la requête au président du tribunal de la résidence de l'indigent. Ce magistrat statue définitivement et admet le pauvre à user du bénéfice de la loi. ”
Source : Gallica

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