E. M. Ogliastroni

Élements biographiques

E. M. Ogliastroni Statistique de la morgue de Lyon de 1910 à 1920 (1920)

Mais les filles-mères se recrutent surtout dans une autre classe de la socièté : domestiques, ouvrières séduites, puis abandonhées, ont tenté par tous les moyens de dissi-muler leur grôssesse, qui pouvait révéler leur faute et susciter contre elles la colère d’un père ou le congé d’un maîlre. Elles ont recours au crime pour sau-vegarder une réputation dont la perte peut les livrer à la misère.
Source : Gallica

E. M. Ogliastroni Statistique de la morgue de Lyon de 1910 à 1920 (1920)

Le fait ne nous paraît pas inexplicable, puis-que à partir de 1914 la nation est sous les armes el que les individüs qui grossissent les chiffres des statistiques de suicides, sont ^ôus les drapeaux. Mais en 1919, nouvelle poussée, due, il nous semble, à la libération des classes et au retour des mobilisés à leur pays d’origine. Le nombre des suioides varie en'effet avec l’âge et il est limité jusqu’à vingt ans, si l’on considère son rapport avec celui des époques différentes de la vie. Pour rhomme, la tendance au suicide augmente à mesure qu’il avance dans la vie.
Source : Gallica

E. M. Ogliastroni Statistique de la morgue de Lyon de 1910 à 1920 (1920)

Une statistique allemande du XVIIIe siècle, faisait cette observation : « Nous sortons dë cette vie par trois portes : Fune immense, aux proportions coilossales, sous laquelle passe une foule de plus en plus considérable, c’est la porte des maladies et des âccidents ; la seconde, d’une moindre grandeur et qui seinble se rétréclr graduellement, c’est la vieil-lesse ; la troisième, étroite, sombre, lugubre, toute maculée de sang, et qui s’élargit chaque jour, c’est la porte du suicidè, la sortie des artistes, ou cbmme on dit de nos jours, des struggleforlifers ».
Source : Gallica

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