Fernand Angel

Élements biographiques

Fernand Angel La vie des caméléons et autres lézards… (1943)

Les mâles engagent souvent des batailles. Face à face, ils s'observent en secouant la tête à de nombreuses reprises, fouettent leurs flancs de la queue, puis s'approchent comme en dansant. Leur teinte est gris cendré. Ils se jettent l'un sur l'autre, se roulent et se maintiennent mutuellement par leurs mâchoires jusqu'à ce que l'un des deux ait pris l'avantage. Alors, le vaincu, vêtu de jaune sombre, bat en retraite tandis que le vainqueur, qui souvent dévore la queue arrachée au fuyard, prend une teinte vert brillant qui manifeste et souligne sa joie et sa victoire.
Source : Gallica

Fernand Angel La vie des caméléons et autres lézards… (1943)

Il en résulte que la marche est toujours lente et fort mal assurée : l'étroitesse du corps s'en mêlant, ces animaux paraissent gauches, dégingandés et un peu grotesques quand ils se déplacent. Quelle différence entre leur allure et l'agilité de nos petits Lézards des murailles que notre main n'a pas le temps de saisir, tellement leur rapidité est grande!
Le Caméléon, au contraire, vivant sur les arbres, perché sur ses grandes pattes qui soulèvent le corps au-dessus du plan qui le supporte, se met en mouvement avec beaucoup de gravité.
Source : Gallica

Fernand Angel La vie des caméléons et autres lézards… (1943)

Bien que se promenant et grimpant toute la journée, il adopte toujours, pour dormir, la même branche, de préférence horizontale, sur laquelle il se couche de toute sa longueur, la tête et le corps y restant appuyés, la queue enroulée sur un rameau voisin tandis que les pattes s'agrippent dans n'importe quelle position. Il passe sa vie dans les grandes forêts, grimpant jusqu'à la cime des arbres, se déplaçant lentement ou attendant dans l'immobilité, caché parmi les feuillages, les bestioles dont il se nourrit.
Source : Gallica

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