François-Edme Rameau de Saint-Père

Élements biographiques

Portrait de François-Edme Rameau de Saint-Père François-Edme Rameau de Saint-Père,  Notes historiques sur la colonie canadienne de Détroit

“ Cependant, à côté de ces périls, il est une route qui est ouverte à tous, accessible à tous, moins brillante sans doute, mais plus facile et plus sure, c’est celle du travail, du ménagement et d’une honnête industrie. Ce n’est pas la route d’une grande richesse, mais c’est celle d’une aisance tranquille et heureuse. Tout le monde peut y prétendre et y parvenir, car il n’est pas un homme qui ne puisse mettre de l’épargne et de l’ordre dans ses dépenses, les mesurer à ses ressources, plutôt au-dessous qu’en-dessus, de manière à avoir toujours du reste, si petit qu’il soit. ”
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Portrait de François-Edme Rameau de Saint-Père François-Edme Rameau de Saint-Père,  Notes historiques sur la colonie canadienne de Détroit

“ C’est alors qu’il fallait une singulière hardiesse pour songer à s’établir dans le Détroit, au milieu de quelques centaines d’hommes qui ne pouvaient compter que sur eux même, c’est alors que le courage et l’industrie de chacun était mis à une sérieuse et rude épreuve. Un peu de bonheur dans le commerce, de l’aplomb ou de l’adresse dans les transactions n’auraient point suffit à ce moment, pour résoudre les sauvages et urgentes exigences de la situation. La nécessité ne se paie pas de mots, d’apparence ni d’effronterie, on ne la satisfait qu’avec la réalité du travail et des résultats. ”
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Portrait de François-Edme Rameau de Saint-Père François-Edme Rameau de Saint-Père,  Notes historiques sur la colonie canadienne de Détroit

“ L’amour de la religion et celui de la nationalité se tiennent de près, ne séparez jamais ces deux nobles sentiments. Partout, dans l’histoire du monde, nous les voyons se donner la main et se soutenir l’un-l’autre ; mais nulle part cette union touchante n’est plus frappante que dans l’histoire des Canadiens. Dans les occasions bien rares où des Canadiens ont renoncé à leur religion, ils ont toujours renoncé à leur nationalité ; vous ne les entendez plus parler français, et, s’ils le peuvent, ils changent leur nom. ”
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