François-Frédéric Steenackers

Élements biographiques

Portrait de François-Frédéric Steenackers François-Frédéric Steenackers Le paysan, l'impôt et le suffrage universel… (1869)

Est-ce que jamais, au grand jamais, ces vingt-trois millions de petits propriétaires, si l'on peut donner ce beau nom à ces va-nu-pieds, ont eu l'idée de réclamer contre nous, Gouvernement, qui leur donnons une protection dont ils n'ont que faire, et de refuser de contribuer à la gloire et à la prospérité, l'une et l'autre toujours croissantes, de la patrie, parce qu'ils n'auraient pas de revenu net ? Non, ils ont l'âme trop haut placée et l'esprit trop droit pour cela : ils paient, chacun en proportion de ses forces, ou si vous l'aimez mieux, dans la mesure de sa faiblesse
Source : Gallica

Portrait de François-Frédéric Steenackers François-Frédéric Steenackers Le paysan, l'impôt et le suffrage universel… (1869)

Vos quinze hectares, père Cadichon, sont-ils purs de toute hypothèque? Je ne le pense pas.... Vous rougissez?.... Il n'y a pas de honte à cela, mon brave ; ce n'est qu'un malheur. Quelle est la terre parfaitement libre aujourd'hui parmi celles qui ne tiennent pas tout à fait le haut du payé ? Oui, c'est un malheur, mais si l'on pouvait se consoler de son malheur par celui d'autrui, vous ne manqueriez pas, hélas! de consolations. Le chiffre des hypothèques qui grèvent la propriété agricole, a de quoi vous les fournir à foison, croyez-le bien, car il n'est de rien moins que de douze milliards 1.
Source : Gallica

Portrait de François-Frédéric Steenackers François-Frédéric Steenackers Le paysan, l'impôt et le suffrage universel… (1869)

La prospérité agricole de la Suisse, de la Flandre, de la Norwège, du Danemark, de la Hollande, du Holstein, de la Saxe, d'une partie de la Prusse, du Palatinat, principalement dans la contrée d'Heidelberg, en sont d'irrécusables témoignages. Un des exemples les plus décisifs, c'est l'état des îles du canal de la Manche et le plus décisif de tous celui de la Belgique 1. Et ce n'est pas seulement la terre qui gagne à être travaillée par son propriétaire, c'est le propriétaire lui-même, c'est le paysan qui s'élève en intelligence et en moralité.
Source : Gallica

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