Félix Celval

Élements biographiques

Félix Celval Robinsonnette (1939)

Elle suivit du regard le museau de Choléra, qui désignait quelque chose et poussa un cri de stupeur :
— La Garonne !
En quelques heures un changement complet s'était produit sur les eaux calmes. Le fleuve était devenu effrayant. Une de ces crues subites qui désolent sou vent les rives gasconnes avait lieu. L'inondation s'étendait au loin, noyant les rives, envahissant les roseaux et barrant la route du retour. Car il était impossible à un frêle canoé de remonter le courant pour regagner Langonzac. L'esquif eût été brisé rapidement par les épaves qui encombraient le lit du fleuve
Source : Gallica

Félix Celval Robinsonnette (1939)

Raymonde, pendant ce temps, était accueillie par sa tante Agathe avec des exclamations désolées.
— Encore une équipée !... Où est-tu allée ? Une journée entière... toute seule. Quelle imprudence ! Mais, mon enfant... une jeune fille ne doit pas s'exposer ainsi à faire de mauvaises rencontres !
— Lesquelles, ma tante ?
— Toutes ! affirmait la tante Agathe, sans préciser autrement. D'ailleurs, cela fait jaser dans le pays. Une jeune fille seule est toujours trop remarquée. Tu n'es pas à Paris !... mon enfant !
— Non murmurait Raymonde... Paris est loin.
Source : Gallica

Félix Celval Robinsonnette (1939)

Leslie attachait sur elle un regard dans lequel se lisait une émotion singulière. La beauté de Raymonde, dont les yeux splendides se voilaient de mélancolie, paraissait le captiver particulièrement. Cette contemplation finit par gêner un peu la jeune fille. Involontairement, elle se troubla et rougit.
— Il est temps de regagner Langonzac... On doit s'inquiéter de mon absence.
— Me permettez-vous de vous accompagner jusqu'aux premières maisons de la ville, mademoiselle ?... L'individu de tout à l'heure pourrait s'être glissé dans quelque fourré, et ce serait imprudent de rentrer seule.
Source : Gallica

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