Félix Celval, Robinsonnette (1939)
“ Elle suivit du regard le museau de Choléra, qui désignait quelque chose et poussa un cri de stupeur : — La Garonne ! En quelques heures un changement complet s'était produit sur les eaux calmes. Le fleuve était devenu effrayant. Une de ces crues subites qui désolent sou vent les rives gasconnes avait lieu. L'inondation s'étendait au loin, noyant les rives, envahissant les roseaux et barrant la route du retour. Car il était impossible à un frêle canoé de remonter le courant pour regagner Langonzac. L'esquif eût été brisé rapidement par les épaves qui encombraient le lit du fleuve ”
