Gossuin de Metz

Élements biographiques

Portrait de Gossuin de Metz Gossuin de Metz L’Image du monde

Le bien monte vers Lui, le mal descend comme la lie dans le vin. Il est immuable et immobile ; pourtant tout mouvement provient de Lui. Le temps n’existe pas pour Lui, ni pour les élus. Avant même d’avoir créé le monde, Dieu savait tout ce qui allait s’y passer.
La théorie du Dieu immobile est surtout frappante ici. Le Demiourgos de Platon est une Divinité paresseuse qui crée et puis se repose, laissant à la nature le soin de se reproduire et de croître. Le Dieu d’ Aristote est bien supérieur : Il est immobile ; mais, comme dit Gossouin, tout mouvement dépend de Lui.
Source : Wikisource

Portrait de Gossuin de Metz Gossuin de Metz L’Image du monde

Gossouin nous paraît être au contraire absolument conséquent. Il développe la théorie des rapports de Dieu et du monde mentionnée au premier chapitre. Il nous confirme dans l’opinion que nous avons ici un disciple d’Aristote et d’Albert le Grand. Ses idées sont celles de saint Thomas d’Aquin qui écrivait vingt ans plus tard et dont la Somme de Théologie est l’écho des opinions contemporaines.
Dieu créa premièrement la nature. Celle-ci meut les étoiles, les fait luire et fait naître et vivre ce qu’elle veut. Sans la nature rien ne peut naître, et, par elle, tout vit.
Source : Wikisource

Portrait de Gossuin de Metz Gossuin de Metz L’Image du monde

XI — Au milieu du monde se trouve l’élément le plus pesant : la terre. L’homme peut en faire le tour, comme une mouche fait le tour d’une pomme. Si deux hommes se séparaient allant l’un à l’est, l’autre à l’ouest, ils se rencontreraient aux antipodes.
Au moyen d’une série d’exemples accompagnés de dessins explicatifs, Gossouin nous montre que des pierres jetées au centre de la terre ne sauraient aller plus loin, parce qu’elles seraient alors à égale distance du firmament.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature