Jacques de Meslon

Élements biographiques

Jacques de Meslon,  Petite pervertie

“ Le sort de Guy, seul, m’importait. Guy, mon Guy, était en prison. Qu’allais-je devenir sans lui, privée désormais de sa chère présence, de ses caresses ?
J’avais pris le monde en horreur. Je le rendais responsable de ma douleur. Que d’ignominies. Je devais m’agiter en vain, chassée de partout autour de moi, montaient des relents impurs d’hypocrisie et de fausseté.
J’avais connu de trop beaux jours, de trop belles nuits. Les amants doivent lutter contre tant d’ennemis, tenir tête aux éléments mauvais que la vie s’acharne à poser sur leur route.
”
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Jacques de Meslon,  Petite pervertie

“ Nos adieux furent déchirants. Je promis d’être fidèle. De l’attendre. De l’aider de toutes les façons.
Puis ce fut mon procès en divorce.
Notre dernière entrevue avec Maxwell fut extrêmement pénible. Toutes conciliations étaient impossibles. Aux yeux de mon mari, comme aux yeux du monde, j’étais bien coupable. Trahir ainsi la grande confiance qu’il avait mise en moi. Lui qui ne m’avait jamais demandé aucun compte de mon emploi du temps. J’étais aussi tremblante que lui.
C’est ainsi que j’appris que Maxwell avait su, depuis longtemps, que j’avais un amant.
”
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Jacques de Meslon,  Petite pervertie

“ Des désirs étranges revenaient avec le calme de la nuit. Il me semblait que Guy était là près de moi, qu’il me tendait les bras. Je me blottissais contre lui. Alors, doucement, il me déshabillait. Je le laissais faire. Pour lui, je dévoilais mon corps. Ce corps qui lui appartenait déjà, même avant le mariage, qui toujours serait à lui.
J’enlevais en effet ma robe, puis le reste suivit. Je restais étendue sur mon lit, les jambes écartées.
”
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