Jacques de Meslon, Petite pervertie
“ Le sort de Guy, seul, m’importait. Guy, mon Guy, était en prison. Qu’allais-je devenir sans lui, privée désormais de sa chère présence, de ses caresses ? J’avais pris le monde en horreur. Je le rendais responsable de ma douleur. Que d’ignominies. Je devais m’agiter en vain, chassée de partout autour de moi, montaient des relents impurs d’hypocrisie et de fausseté. J’avais connu de trop beaux jours, de trop belles nuits. Les amants doivent lutter contre tant d’ennemis, tenir tête aux éléments mauvais que la vie s’acharne à poser sur leur route. ”
