Jean-Jacques Pégout Documents épisodiques sur les mouvements insurrectionnels dans Paris… (1857)

Il faut en finir avec lui, il faut le tuer !
La multitude, qui jusque-là avait été contenue par la troupe de ligne, rompit tout à coup ses digues, se répandit comme un torrent sur la place, à ce point qu'un malheur devint imminent pour les plus stoïques. Du perron du quartier général, où il se trouvait en ce moment en tenue, le colonel Jacqueminot, chef d'état-major général de la garde nationale, instruit de ce qui se passait, s'élance au secours du colonel Peyre en perçant la foule. Les anarchistes se ruèrent sur lui et lui firent éprouver le même sort qu'à ce dernier.
Source : Gallica

Jean-Jacques Pégout Episode du 24 février 1848. Notice circonstanciée et rectificative des faits avancés par M. de Lamartine dans son Histoire de la révolution de 1848 sur le départ du Roi… (1850)

Déjà le duc de Nemours, le maréchal Bugeaud, le général de Lamoricière étaient à l'état-major, chez le général Jacqueminot indisposé.
La place du Carrousel était occupée militairement par des dragons, des cuirassiers, un fort piquet de gardes nationaux à cheval, un ou deux bataillons de la garde nationale, quelques détachements de troupes à pied, et quelques pièces d'artillerie.
Le ciel répandait sur Paris un jour sombre ; le temps était un peu froid; les alentours du Château, mais plus particulièrement la rue Richelieu, étaient hérissés de barricades.
Source : Gallica

Jean-Jacques Pégout Documents épisodiques sur les mouvements insurrectionnels dans Paris… (1857)

Quand je vis, avec un sentiment de joie inexprimable, le roi et ses fils à cheval, à travers le groupe de cavaliers qui les entourait, cherchant à rassurer la foule épouvantée, je brandis mon sabre en criant : Vive le roi!... Ce cri, répété par les masses, parcourut les boulevards jusqu'à la place Vendôme, où se trouvait la reine.
Source : Gallica

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