Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne

Élements biographiques

Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne Observations sur le budget de 1816 et sur le rapport de M. le comte Garnier à la Chambre des pairs… (1816)

Tout le monde sait qu'il y a une limite aux impôts qu'on ne dépasse jamais impunément. Lorsque les peuples gémissent sous leur insupportable fardeau, toutes les sources de la prospérité tarissent ; il est donc un terme où il faut s'arrêter, et alors il ne reste que la voie des emprunts. Tous les gouvernements y ont eu recours. Un crédit en rentes, ouvert au ministre des finances , est un véritable emprunt. Il serait mieux sans doute de pouvoir emprunter au commencement de chaque année à un taux modéré , la somme dont on prévoit avoir besoin en excédant, des recettes.
Source : Gallica

Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne Observations sur le budget de 1816 et sur le rapport de M. le comte Garnier à la Chambre des pairs… (1816)

Nous sommes forcés de vendre les rentes au cours du jour où nous en avons besoin. C'est empruntera un intérêt élevé, lorsque les fonds publics sont dépréciés; mais cet inconvénient est moins grave que celui qui résulte d'un embarras constant dans les financés , de l'inexactitude dans les paiements, du manqué de foi aux créanciers, et enfin d'un renouvellement périodique et d'une funeste accumulation d'arriérés. L'augmentation de notre dette a son contre-poids dans la caisse d'amortissement.
Source : Gallica

Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne Observations sur le budget de 1816 et sur le rapport de M. le comte Garnier à la Chambre des pairs… (1816)

Une caisse d'amortissement est destinée a soutenir et relever le crédit des effets publics par l'achat journalier et constant des fonds qui se présentent sur la placé , et par l'emploi des intérêts composés, à de nouveaux achats. L'amortissement périodique de la dette publique rend possible l'émission modérée de nouvelles rentes, sans compromettre la valeur de celles qui existent.
Source : Gallica

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