Robert Gastambide

Élements biographiques

Robert Gastambide L'envol (1932)

Ma démonstration est donc faite. A vous, maintenant, Messieurs les officiers français du service aéronautique de Chalais-Meudon, d'en tirer les conclusions; je vous donne la mienne qui est l'évidence même : le moteur «Antoinette» de 24 HP. qui ne pèse pas 25 kilos rend possible le vol mécanique.
— Levavasseur, vous prêchez un converti, mais je suis actuellement seul à Chalais-Meudon à croire au plus lourd que l'air; aussi vais-je avoir
besoin, plus que jamais, de votre génie inventif et de votre foi inébranlable dans l'aviation.
Source : Gallica

Robert Gastambide L'envol (1932)

Latham est à 60 mètres du « Harpon ». Tranquillement, la main gauche encore sur un des volants de l'appareil, il fume une cigarette.
Tandis que le berton ramène à bord du « Harpon » Hubert Latham calme et cuirassé de sang-froid, le remorqueur le « Calaisien » arrive pour se préparer à sauver l'épave. Le pauvre monoplan « Antoinette », pris par des chaînes passées sous son fuselage se soulève, mais ses ailes, trop frêles pour supporter la manœuvre un peu brutale de ces braves marins, s'en vont en petits morceaux de bois et de toiles. Seul, le moteur pourra être sauvé.
Source : Gallica

Robert Gastambide L'envol (1932)

A partir de 2 h. 15, les racers, dans le fracas
des moteurs à échappement libre, commencèrent à sortir du chenal pour gagner la pleine mer, où s'était levée une légère houle que les canots traversaient en lançant, à droite et à gauche, des colonnes d'eau, d'autant plus hautes que le rendement de leurs coques était plus médiocre. L' « Antoinette », sans donner toutefois sa pleine vitesse, ne déplaçait que deux faibles gerbes; le petit racer effilé à l'avant et bien assis à l'arrière, semblait ainsi nimbé d'une auréole blanche qui allait se perdre en un long sillage mousseux.
Source : Gallica

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