Société philomathique, Revue philomatique de Bordeaux et du Sud-Ouest
“ Ce que Jane Austen nous présente comme de l’amour, c’est bien plutôt un goût sérieux mais réservé, qu’on s’avoue à peine à soi-même, qu’on tait à celui qui l’inspire, qu’on cache à ceux qui vous entourent. Il arrive aux héroïnes de souffrir, à Jane Bingley par exemple, à Anne Elliott, mais c’est si correctement, que personne ne s’en aperçoit et qu’elles-mêmes n’en sont plus très sûres, car les sentiments si bien dominés s’affaiblissent : on ne souffre d’une manière durable que lorsqu’on consent à souffrir. ”
