Sophie Mathilde Mayor de Montricher

Élements biographiques

Sophie Mathilde Mayor de Montricher Franz de Montricher, lieutenant au 38e régiment d'artillerie… (1883)

« Oh! maman ! je suis bien malheureux, je suis si inquiet, je ne puis pas dormir. — Mais pourquoi donc ? » lui dis-je. « Oh ! c'est que, vois-tu, maman, je ne suis pas sûr que Marie ait encore donné son cœur au Seigneur Jésus. Elle n'est pas encore à l'abri, et j'ai si peur ! s'il lui arrivait quelque chose, et que je ne sois pas sûr qu'elle aille au ciel !
Oh! je ne puis supporter cette pensée. Va lui dire qu'elle est en danger, qu'elle ne tarde pas davantage à se donner à Jésus, sinon je ne pourrai pas dormir. » Le cœur des petits enfants est facile à trouver.
Source : Gallica

Sophie Mathilde Mayor de Montricher Franz de Montricher, lieutenant au 38e régiment d'artillerie… (1883)

Marie fut touchée de ses instances et fut amenée toute petite à ce sacrifice d'elle-même qui est le point de départ de la vie religieuse autant pour les petits enfants que pour ceux qui ont atteint le développement moral. Nul ne peut dire comme elle est précieuse, cette perle de grand prix : la crainte de mal faire. C'est le commencement de la sagesse. Quand elle est inculquée dès l'enfance, c'est une seconde nature qui transforme le tempérament moral. Elle imprime un sceau de gravité et de distinction, une maturité précoce, qui ne se perdent jamais.
Source : Gallica

Sophie Mathilde Mayor de Montricher Franz de Montricher, lieutenant au 38e régiment d'artillerie… (1883)

C'est plus dangereux que de parcourir la campagne à toutes les heures et par tous les temps. Pour moi, c'était une cause de vive inquiétude et je lui écrivais pour le supplier de prendre garde. Toute indisposition chez lui était pour moi un sujet d'extrême inquiétude. Je savais qu'après une atteinte du mal terrible dont il avait souffert, la vie est sans cesse menacée, et que la moindre indisposition peut devenir un danger mortel. Je savais que cette existence précieuse pouvait ainsi être fauchée en un instant. Cette crainte même donnait à mon affection pour lui un caractère particulier.
Source : Gallica

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