Résumé

Adolphe Roussilhe Observations sur le projet de loi déposé par M. Denormandie… (1874)

La dignité de l'Etat ne lui permet pas de faire payer, par l'abandon d'un droit, l'obole qu'il veut offrir aux malheureux qu'il a ruinés; que l'Assemblée nationale se contente donc de réparer un oubli vis-à-vis d'eux. A tout prendre, et quelles que soient leurs prétentions, ce sont des victimes de la guerre, au moins aussi intéressantes que les autres ; que l'Assemblée nationale les traite sur le même pied, et leur alloue le même dividende de 30 % tous droits expressément réservés.
Source : Gallica

Adolphe Roussilhe Observations sur le projet de loi déposé par M. Denormandie… (1874)

A ne consulter que le droit, la loi, la raison et la logique, les victimes des démolitions opérées par l'autorité militaire française pour les besoins de la défense, auraient dû être indemnisées les premières de toutes. Comment se fait-il que non-seulement il n'en soit pas ainsi, mais que leur droit, après avoir été solennellement affirmé, se trouve aujourd'hui plus que jamais compromis; comment se fait-il que près de 400 millions aient été distribués à toutes les autres victimes de la guerre, et que les malheureux expropriés pour la défense nationale n'aient pas encore reçu une obole ?
Source : Gallica

Adolphe Roussilhe Observations sur le projet de loi déposé par M. Denormandie… (1874)

Assurément on ne saurait mieux dire, et nous espérons bien que l'honorable M. Denormandie, après avoir, dans le rapport, développé la pensée de la commission saura retrouver, à la tribune, l'expression éloquente de ses convictions personnelles pour la combattre.
Mais ce n'est pas tout : après avoir nié le droit des réclamants, pour pouvoir leur mesurer parcimonieusement une indemnité gracieuse; la commission parlementaire propose d'instituer une commission administrative omnipotente pour faire la part de chacun.
Source : Gallica

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