Résumé

Rapport présenté au Président de la République… (1879)

Si l'autorité militaire fait démolir et incendier des immeubles, exécuter des terrassements, creuser des tranchées en présence de l'ennemi, autour d'une place assiégée ou menacée d'un siège imminent, les dommages qui en résultent doivent être considérés comme imposés par les nécessités immédiates de la lutte et constituant des faits de guerre qui, d'après le droit commun, n'engagent pas la responsabilité de l'Etat; l'autorité administrative est seule compétente.
Source : Gallica

Rapport présenté au Président de la République… (1879)

Il résulte de ce qui précède que, d'après le Conseil d'Etat, la Cour de cassation et le Tribunal des conflits, la mise d'une place en état de siège ne suffirait pas pour priver de tout droit à indemnité ceux qui éprouvent des dommages ; le droit à indemnité serait constant, toutes les fois que les travaux sont entrepris, en dehors des nécessités actuelles de la lutte, à un moment où le siège n'est ni effectif ni imminent, et où il peut être encore considéré comme incertain et douteux. Il s'agirait alors de mesures préventives de défense de la place
Source : Gallica

Rapport présenté au Président de la République… (1879)

Après avoir proposé de réduire au double du revenu net et à 2,000 livres au maximum le montant du dommage dont un citoyen pourrait être indemnisé, il ajoutait cette réflexion :
Indemniser entièrement, c'est attiédir l'intérêt et l'énergie des propriétaires, puisqu'ils n'auraient rien à perdre. Indemniser avec économie, c'est encourager les vrais républicains qui savent partager les sollicitudes de la patrie, mais c'est dire au citoyen lâche et indifférent : tu as encore à perdre, tu as intérêt à défendre ta propriété.
Décret
du 23 juillet 1793.
Source : Gallica

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