Résumé

Adolphe Roussilhe De l'Indemnité due par l'État pour les dommages causés par la guerre ou la défense… (1872)

Lorsque le dommage éprouvé résulte d'une mesure de défense prise de propos délibéré par l'autorité nationale pour arrêter la marche et les progrès de l'ennemi, il donne droit et un droit absolu à l'indemnité ; lorsque, au contraire, il a été causé par un fait de guerre, par un de ces innombrables hasards des batailles, ou qu'il est la conséquence des dilapidations ou des dévastations commises par l'ennemi sur le territoire, il mérite assurément toute la bienveillance de l'État, mais il ne saurait donner ouverture à aucun droit, à aucune action contre lui.
Source : Gallica

Adolphe Roussilhe De l'Indemnité due par l'État pour les dommages causés par la guerre ou la défense… (1872)

L'indemnité pour dommages de guerre est-elle un droit au profit des victimes ? N'est-elle, au contraire, pour l'Etat, qu'une obligation morale dont il peut à son gré limiter l'exercice et l'étendue ?
Grave problème, à coup sûr, qui, indépendamment de l'intérêt pratique que les circonstances actuelles lui donnent, touche à l'essence même de l'organisation sociale.
Les partisans du droit à l'indemnité soutiennent que la solidarité nationale doit être le principe constitutif, fondamental, le lien par excellence des sociétés modernes.
Source : Gallica

Adolphe Roussilhe De l'Indemnité due par l'État pour les dommages causés par la guerre ou la défense… (1872)

On s'intéresse au débiteur malheureux mais de bonne foi, on s'indignerait contre celui qui prendrait prétexte de sa ruine pour méconnaître ses obligations. L'État lui-même taxerait d'insensé et de mauvais citoyen celui qui, pour alléger nos finances, proposerait de brûler le grand-livre de la dette publique ; or, la dette qu'il a contractée vis-à-vis de ceux dont il a détruit les propriétés dans l'intérêt de la défense commune n'est ni moins certaine ni moins sacrée.
Source : Gallica

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