Résumé

Alphonse Mauchaussé La nouvelle procédure de l'expropriation pour cause d'utilité publique d'après les décrets-lois de 1935… (1936)

Une expérience vieille de près d'un siècle a malheureusement démontré que la qualité de propriétaires l'emportait chez les membres du jury. Les jurés oublient qu'ils sont contribuables parce que le supplément d'impôts produit par l'octroi d'indemnités exagérées est réparti entre tous les citoyens. Personne n'ignore les effets de cette tendance. Une expropriation n'est pas un sacrifice, c'est un bénéfice : elle ne devrait être ni l'un ni l'autre. L'éventualité d'une expropriation est une cause de plus-value pour les immeubles qui en sont menacés.
Source : Gallica

Alphonse Mauchaussé La nouvelle procédure de l'expropriation pour cause d'utilité publique d'après les décrets-lois de 1935… (1936)

Ce besoin d'expropriation correspond du reste au développement des travaux entrepris dans un but d'utilité publique : pour supporter les nouvelles charges militaires, économiques et sociales qui leur incombent, l'Etat, les départements et les communes doivent sans cesse exproprier et, par suite, sacrifier les intérêts particuliers à l'intérêt collectif.
Le droit de propriété correspond, dans une assez large mesure, à une vraie fonction sociale : il ne peut donc être rigoureusement absolu. Le prétendu absolutisme du droit de propriété est d'ailleurs tempéré par la théorie de l'abus du droit.
Source : Gallica

Alphonse Mauchaussé La nouvelle procédure de l'expropriation pour cause d'utilité publique d'après les décrets-lois de 1935… (1936)

La perspective d'une expropriation motivait ainsi la hausse de valeur des immeubles susceptibles d'expropriation et, par suite, la spéculation sur ces immeubles.
Les expropriés doivent toujours recevoir leur dû, tout leur dû, mais rien que leur dû. Le principe même de l'indemnité ne saurait être contesté, mais il est nécessaire, afin d'épargner les deniers publics, de trouver les solutions de fond et de procédure qui permettront effectivement de ne pas dépasser la juste indemnité. La consécration de ces solutions constitue la partie capitale du décret-loi du 8 août 1935.
Source : Gallica

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