Résumé

La Réparation des dommages de guerre… (1921)

Si, grâce au remploi, le sinistré relève les murs de sa maison, de sa ferme et de son usine, il retrouve simplement l'immeuble qu'il possédait avant la guerre pour le même usage et pour la même utilisation ; il n'en résulte pas pour lui un accroissement de richesse ; mais si, pour alimenter ses métiers ou ses fourneaux, on lui rend en quantités égales des matières qui ont triplé de valeur, on lui donne en réalité trois fois ce qu'il a perdu et la notion d'indemnité fait place à celle d'enrichissement. Le remploi n'a donc pas à intervenir dans la réparation des dommages mobiliers.
Source : Gallica

La Réparation des dommages de guerre… (1921)

C'est ainsi que la Reconstitution sera assurée par l'effort individuel de chacun.
Le mécanisme du calcul de l'indemnité tient tout entier dans cette formule simple : « Tout sinistré, à condition, bien entendu, de faire la preuve du dommage, a droit, en toute propriété et sans qu'il puisse lui être demandé compte de l'emploi de l'indemnité ainsi attribuée, au montant de la perte subie, évalué à la veille de la mobilisation. S'il remploie, il a droit en outre aux frais supplémentaires. »
Source : Gallica

La Réparation des dommages de guerre… (1921)

Il n'y a ici aucune place pour le remploi.
Il n'y en a pas davantage si nous passons aux matières premières dont le chiffre et la valeur sont un des éléments les plus considérables de la réparation des dommages de guerre. Il faut remplacer les matières de même qu'il faut renouveler les approvisionnements commerciaux disparus. Mais elles ne feront que passer pour être transformées en produits prêts à être vendus et le rapport qui s'établit entre le prix d'achat et le prix de vente suffit à rémunérer le sinistré des sommes plus fortes qu'il a déboursées.
Source : Gallica

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