Alfred Rambaud,
L’Éducation des filles en Russie et les gymnases de femmes
“ Rien assurément ne contribuera plus au progrès de cette bourgeoisie russe, si peu nombreuse encore, mais déjà si laborieuse et si intelligente, que l’institution des gymnases féminins. La bourgeoisie russe tend à concentrer toutes ses forces vives ; elle retient dans son sein une partie de ce qu’on appelle la noblesse, elle y appelle sans cesse de nouvelles fractions du peuple. La distance diminue mieux que dans notre pays démocratique entre la femme d’un juge et la femme d’un marchand, la première se souviendra que la seconde a été sa condisciple au Vassili-Ostrof ou au gymnase Marie. ”
