Résumé

Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud L’Éducation des filles en Russie et les gymnases de femmes

Rien assurément ne contribuera plus au progrès de cette bourgeoisie russe, si peu nombreuse encore, mais déjà si laborieuse et si intelligente, que l’institution des gymnases féminins. La bourgeoisie russe tend à concentrer toutes ses forces vives ; elle retient dans son sein une partie de ce qu’on appelle la noblesse, elle y appelle sans cesse de nouvelles fractions du peuple. La distance diminue mieux que dans notre pays démocratique entre la femme d’un juge et la femme d’un marchand, la première se souviendra que la seconde a été sa condisciple au Vassili-Ostrof ou au gymnase Marie.
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Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud L’Éducation des filles en Russie et les gymnases de femmes

Riche ou pauvre, l’enfant ne doit être rien de plus, ne doit être rien de moins qu’une fille obéissante, une bonne sœur, une jeune fille vertueuse, et, dans le reste de sa carrière féminine, une épouse fidèle, une mère dévouée, une intelligente maîtresse de maison... Il s’agit d’éveiller toutes ses forces intellectuelles et de leur donner un développement suffisant pour qu’elle soit capable de poursuivre par elle-même le but de la vie dans les conditions qui lui sont imposées par son sexe... L’éducation des jeunes filles se fait à la fois dans la maison et dans l’école
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A côté de la Russe, on trouve la Petite-Russienne, cette Italienne des pays slaves ; habituellement elle est plus éveillée que sa sœur du nord, — la forme du visage plus allongée, des yeux noirs aussi, mais plus vifs et plus brillans, toujours prêts à quitter le livre. Plus grande que la Petite-Russienne, plus svelte que la Russe, blonde comme l’Allemande, mais avec une carnation moins vive, est la jeune fille polonaise.
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