Aragon,
Anicet; ou, le panorama
“ Mirabelle regarde le vide avec des yeux plus doux que la mort. Mire est enveloppée dans un grand manteau noir; il se termine en pointe bien au-dessous des deux pieds nus qui fleurissent cette chute d'ombre. Mirabelle chante encore, comme si elle avait été mise au monde pour cela. Sa tête soudain se renverse, elle tend vers le public deux mains baguées que deux bracelets, anneaux d'esclavage, séparent de deux bras plus blancs que le jour. Le manteau tombe de ses épaules et Mirabelle alors apparaît à tous véritablement comme LA FEMME. Anicet la croit nue, tant elle est belle. ”
