Résumé

Portrait de Arthur Armaingaud Arthur Armaingaud La Boétie, Montaigne et le Contr’un

Bien qu’il se défende, dans tout le cours de son article, d’envisager l’hypothèse des remaniements, M. Bonnefon y revient cependant parce qu’il pense être en possession d’une objection très convaincante. À celui qui avait exposé d’une façon si entraînante les horreurs de la tyrannie, il fallait, pense-t-il, « beaucoup d’illusion et de naïveté » ; pour ne pas conclure au tyrannicide et c’est la preuve que nous avons à faire, non pas à un homme d’expérience comme Montaigne, mais à La Boëtie, en sa première jeunesse.
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Portrait de Arthur Armaingaud Arthur Armaingaud La Boétie, Montaigne et le Contr’un

« Tenter de faire admettre que Montaigne a pu fournir le Contr’un aux protestants, comme arme de guerre, dit M. Bonnefon, c’est faire de lui un révolté, ce qui n’est pas facile ». J’ai déjà répondu en analysant l’état d’esprit probable de Montaigne après la Saint-Barthélémy. Mon contradicteur ne fait aucune allusion aux pages que j’ai consacrées aux idées et aux sentiments de celui qui nous a confié que la cause des réformés « l’avait conciliée à lui, quand il l’a vu misérable et accablée » ; il élude la difficulté par le silence, et se tire d’embarras par une simple affirmation.
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J’avais répondu d’avance que le portrait du tyran flétri dans les dernières pages d’un pamphlet contre les Valois, auteurs de la Saint-Barthélémy, devait, en 1574, être, non celui de Charles IX qu’on savait mourant et dont on attendait la mort d’un jour à l’autre, mais celui de son frère d’Anjou, roi de Pologne, auteur principal avec sa mère, aux yeux des protestants, de la Saint-Barthélémy, et dont on redoutait le retour en France.
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