Résumé

Bernard Gaudeau Autour du modernisme social : I, II et III (1912)

La vérité est que l'économie politique, étant une science humaine, qui traite des manifestations de l'activité et de la vie humaine, est composée, comme l'homme lui-même, d'un corps et d'une âme, inséparablement unis l'un à l'autre. Le corps de l'économie politique, c'est, si l'on veut, la science des lois économiques qui résultent de la nature matérielle, de l'élément matériel qui constitue partiellement l'homme et le monde. L'âme de l'économie politique, c'est le droit naturel, dont la base est d'essence spirituelle, morale et religieuse.
Source : Gallica

Bernard Gaudeau Autour du modernisme social : I, II et III (1912)

Les auteurs de cette loi, dit M. Duthoit, ne voyaient pas encore dans le syndicat le mandataire légal et collectif de la profession : pour eux le syndicat n'est qu'une association de personnes ayant pris particulièrement conscience de la communauté d'intérêts que crée entre elles l'exercice d'une même profession et voulant se ménager les avantages d'une action non plus dispersée, mais exercée de concert. Le syndicat ne doit pas déborder le domaine strictement contractuel : c'est le libre consentement de ses membres qui crée et qui limite tout à la fois sa compétence.
Source : Gallica

Bernard Gaudeau Autour du modernisme social : I, II et III (1912)

Le péché du modernisme social, c'est de remplacer ces dogmes du droit naturel par le faux dogme de l'égalité absolue entre les individus humains, et des devoirs de l'individu envers la société, l'Association, qui, aux yeux du modernisme social, tend pratiquement à remplacer Dieu dans le monde. Le péché du modernisme social, c'est d'essayer en vain de plaquer sur cette absence de droit naturel, sur ce néant, un catholicisme de pure façade et sans base rationnelle, vidé de tout contenu réel de droit naturel.
Source : Gallica

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