Coopérativisme

Définition et enjeux

Joseph Cernesson,  Revue des Deux Mondes

“ Leur système, qu’ils présentent comme une solution élégante de la question sociale, aboutit à une sorte de collectivisme pacifique et facultatif.
Ne raillons point leur ingénuité ; ne prenons pas à la lettre la théorie coopératiste ; n’y voyons qu’une « idée-limite, » prédestinée à un déchet inévitable. Cependant, quel que soit le terme, plus ou moins éloigné, où devra s’arrêter l’activité coopérative, un fait subsiste, c’est que les sociétés de consommation sont incitées à le reculer le plus possible, dans l’intérêt bien entendu des consommateurs associés.
”
Source : Wikisource

Victor Du Bled,  Revue des Deux Mondes

“ Qu’est-ce qu’une société coopérative de production, sinon la société contractée entre ouvriers, avec l’intention de s’attribuer le gain ? La société de consommation groupe les consommateurs qui veulent échapper au bénéfice que réalise sur eux le commerce de détail... Et si nous passons aux sociétés formées entre cultivateurs, nous dirons qu’il y aura coopération chaque fois qu’ils se seront associés pour percevoir eux-mêmes le profit que prélève sur eux un intermédiaire. ”
Source : Wikisource

Portrait de Paul Leroy-Beaulieu Paul Leroy-Beaulieu,  Revue des Deux Mondes

“ Le caractère essentiel de la société coopérative, son trait original, révolutionnaire même, si vous voulez, c’est que le capital y est, non point supprimé ou méprisé — Les coopérateurs sont gens trop pratiques pour s’imaginer qu’on peut se passer du capital ou l’obtenir gratis, — mais réduit à son véritable rôle, c’est-à-dire l’instrument au service du travail et payé en tant qu’instrument. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature