Albert Meunier, Pour les cultivateurs des régions envahies (1918)
“ Je me résume : la culture en commun, imposée chez nous par la force brutale, est un fait. Est-il irréalisable que demain, pour un temps limité, en attendant simplement au besoin la revision - nécessairement longue et certainement indispensable pour une culture individuelle — revision que la Commission parlementaire des dommages de guerre envisage, - est-il irréalisable que cette culture en commun s'exerce au bénéfice, non plus du roi de Prusse, mais de nos cultivateurs ? Va-t-on laisser les terres en friche parce que les délimitations de parcelles ne pourraient se faire qu'à longue échéance ? ”
