Résumé

Albert Meunier Pour les cultivateurs des régions envahies (1918)

Je me résume : la culture en commun, imposée chez nous par la force brutale, est un fait. Est-il irréalisable que demain, pour un temps limité, en attendant simplement au besoin la revision - nécessairement longue et certainement indispensable pour une culture individuelle — revision que la Commission parlementaire des dommages de guerre envisage, - est-il irréalisable que cette culture en commun s'exerce au bénéfice, non plus du roi de Prusse, mais de nos cultivateurs ? Va-t-on laisser les terres en friche parce que les délimitations de parcelles ne pourraient se faire qu'à longue échéance ?
Source : Gallica

Albert Meunier Pour les cultivateurs des régions envahies (1918)

Pourquoi ne pas nous mettre au même régime que nos concurrents, celui de l'agriculture industrialisée par les vastes espaces et le machinisme puissant ?
Nos terres, jadis morcelées à l'excès, sont bouleversées, mélangées. Reconstituons notre propriété par de grandes parcelles ou laissons-la en commun, peu importe ; mais, de grâce, cultivons de vastes espaces.
Nos villages sont détruits. Reconstruisons-les avec tout le confort moderne, et pour nos habitations, et pour nos bâtiments d'exploitation.
Source : Gallica

Albert Meunier Pour les cultivateurs des régions envahies (1918)

Que chacun conserve son indépendence absolue et rentre chez soi sans plus s'occuper du voisin. J'y souscris.
Mais, ainsi que je crois l'avoir démontré, si la chose est reconnue impossible, plutôt que de sacrifier le confort, l'hygiène et la possibilité du travail à grand rendement, j'en conjure mes compatriotes, et ce sera mon dernier mot, qu'ils s'unissent sous une forme ou sous une autre, soit qu'ils s'arrêtent à la coopérative, soit qu'ils aillent jusqu'à la communauté, et qu'ils n'oublient pas la devise de nos bons voisins les Belges : « L'Union lait la Force. »
Source : Gallica

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