Résumé

Gaëtan Pirou Néo-libéralisme, néo-corporatisme… (1939)

En tout état de cause, si l'on admet comme exacte l'analyse, présentée plus haut, de l'évolution du capitalisme et de ses diverses phases, il apparaît que l'entente est la conséquence de la concentration, de même que la concentration est l'aboutissant de la concurrence, et l'on ne voit pas bien comment, par des mesures juridiques, on pourrait arrêter ce processus économique ou en remonter le cours. De toute manière, on n'y pourrait parvenir qu'en supprimant la grande production et en rétablissant, en quelque sorte de force, le capitalisme de petites unités.
Source : Gallica

Gaëtan Pirou Néo-libéralisme, néo-corporatisme… (1939)

L'adoption d'un statut corporatif pour une profession peut comporter plus d'avantages que d'inconvénients (du point de vue de l'intérêt général) lorsque cette profession est dans un état de désordre et d'anarchie dont elle est incapable de sortir d'elle-même. Mais il s'agit là de remèdes héroïques qui ne sont pas sans périls, et leur application inconsidérée à toutes les industries appellerait les plus sérieuses réserves. En dernière analyse, on peut, je crois, pronostiquer, pour l'avenir du néo-corporatisme, plutôt des succès partiels qu'une réussite totale.
Source : Gallica

Gaëtan Pirou Néo-libéralisme, néo-corporatisme… (1939)

Il est assurément faux de dire (comme on le fait parfois dans les polémiques simplificatrices) que le fascisme italien n'est qu'un camouflage du capitalisme. En réalité, il fait peser à la fois sur les patrons et sur les ouvriers, sur le capital et sur le travail, une tutelle extrêmement lourde. Il réalise une emprise quasi totale de l'Etat sur la production. Ce régime est en réalité l'opposé de l'auto-administration dont les corporatistes font d'ordinaire briller la séduction devant les patrons qu'ils essayent d'amener à leurs vues.
Source : Gallica

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