Résumé

E.-J. Massoubre Les ententes professionnelles dans le cadre national et la doctrine économique… (1935)

Le mouvement corporatif n'est pas invoqué par le Gouvernement ; il ne l'est pas davantage par les principaux protagonistes de la loi : on songe à parer à un péril grave, on reste dans le domaine des faits. Mais on n'en est pas moins emporté par un courant puissant et c'est bien le corporatisme qui inspire auteurs et soutiens du projet. Qu'ils l'ignorent ou qu'ils refusent de l'avouer, le résultat est exactement le même, une entente obligatoire, à laquelle participent donc tous les membres d'une profession, sous le contrôle de l'Etat, c'est l'amorce d'une corporation.
Source : Gallica

E.-J. Massoubre Les ententes professionnelles dans le cadre national et la doctrine économique… (1935)

Dès l'article premier du nouveau texte que la Commission du commerce substitue à celui du gouvernement, apparaît une modification profonde : la réglementation ne s'appliquera pas seulement à la « production », c'est-à-dire à l'industrie, mais aux diverses branches de « l'activité économique », c'est-à-dire à l'industrie, au commerce et aux transports. Dès l'instant qu'on songe à réglementer quelque chose, il est inévitable que d'autres législateurs proposent d'étendre le champ d'application de la loi.
Source : Gallica

E.-J. Massoubre Les ententes professionnelles dans le cadre national et la doctrine économique… (1935)

On a dit : vous voulez lutter contre la crise ? Commencez donc, avant de vous aventurer dans une législation nouvelle sur la discipline industrielle, par faire respecter les lois existantes. Le meilleur moyen de sauvegarder les affaires saines n'est pas de contraindre toute une branche d'activité à respecter les clauses des ententes libres. Le mal est plus profond, et vous ne vous attaquez pas à la cause du mal.
Source : Gallica

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