Résumé

Guido Giani Crise et corporatisme : thèse pour le doctorat… (1935)

Devant les insuffisances de l'économie libérale qui attendait l'ordre du jeu spontané de la libre concurrence et de la loi de l'offre et de la demande, devant les danger d'une économie socialiste qui subordonnant le problème de la production à celui de la répartition, voulait éliminer le puissant moteur de l'intérêt personnel, abolir l'esprit d'épargne, entraver la formation des capitaux, enfin bureaucratiser toute l'activité économique, le corporatisme s'efforce de les dépasser l'un et l'autre tant sur le terrain de la production que sur celui de la distribution des richesses.
Source : Gallica

Guido Giani Crise et corporatisme : thèse pour le doctorat… (1935)

« La corporation moderne est donc toute autre chose que la corporation médiévale. Cette dernière réalisait intégralement l'autodiscipline de la catégorie productive, qui réglait la production dans le seul intérêt égoïste des producteurs. La corporation vivait en dehors de l'Etat, quelquefois contre l'Etat et il est bien naturel qu'elle ait fini par s'enfermer dans l'enceinte de son intérêt égoïste, se rendant ainsi odieuse à la masse des consommateurs et préparant ainsi sa fin ».
Source : Gallica

Guido Giani Crise et corporatisme : thèse pour le doctorat… (1935)

Mais si on part au contraire de l'idée de nation, si on place capital et travail sur pied d'égalité juridique, si on impose à tous les deux des devoirs réciproques, si on fait participer effectivement le travail à la direction de l'activité économique au moyen d'un système de représentation strictement paritaire, si le travail enfin, rejetant au surplus l'ancienne distinction entre travail productif et travail improductif, cesse d'être considéré comme une marchandise pour acquérir la dignité d'un devoir social, nous croyons que la collaboration s'impose : elle peut et elle doit se réaliser.
Source : Gallica

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