Charles Maumené, Revue des Deux Mondes
“ François Piccolomini se voit prêchant au Roi de France la croisade, comme son oncle le Pape Pie II la prêcha à l’Europe ; et, s’il réussit dans sa mission, l’Italie, le Saint-Siège sont sauvés, grâce à lui ! et alors, tout au fond de sa pensée, il voit ce pape luxurieux, au cou puissant, au sang trop chaud, brusquement enlevé par sa vie de plaisir ; il se voit lui-même, la tiare en tête, sur ce trône pontifical déjà possédé par sa famille ! Homme pieux et croyant, peut-être n’ose-t-il pas se l’avouer à lui-même, mais il ne peut chasser cette idée, autour de laquelle tourne sa vie entière. ”
