Charlotte Montard

Charlotte Montard

Résumé

Portrait de Charlotte Montard Charlotte Montard Comment j'ai fait évader Léon Daudet (1932)

Il est rosé, il est bouffi, l'air de Bruxelles doit être bon. Il agite ses petits bras, il sourit largement. Il va parler. Non, il ne parlera pas, car la brigade des acclamations donne de la voix : Vive Daudet! Vive Léon! Vive le Roi! Vive l'A. F.!
Des jeunes filles l'embrassent, des vieilles dames pleurent, Pujo se plaint qu'on lui marche sur les pieds, Maxime se précipite avec, à la main, une Jeanne d'Arc en terre cuite. Lacour agite son béret, Binet-Valmer, en équilibre, brandit son monocle, Roulland qui devait
prononcer un discours de bienvenue a tout oublié.
Source : Gallica

Portrait de Charlotte Montard Charlotte Montard Comment j'ai fait évader Léon Daudet (1932)

Je mis sous les yeux de Lecœur l'article du Petit Parisien. Il le lut attentivement et me dit, en me rendant le journal :
— Que voulez-vous, il n'y a rien à faire pour le moment, attendons, ne vous tourmentez pas, vous savez que quoiqu'il arrive, l'Action Française, comme on vous l'a promis, ne vous lâchera pas, revenez demain.
Dans les couloirs, on discutait ferme les résultats déplorables de l'élection :
— C'est une honte! C'est un coup de ces sales curés! Ils préfèrent un type
quelconque à un homme comme Daudet.
Source : Gallica

Portrait de Charlotte Montard Charlotte Montard Comment j'ai fait évader Léon Daudet (1932)

Rire... de ce Léon Daudet, pornogra-phe, redondant et sonore, suant la peur dans la Prison d'où je l'ai tiré, au prix de ma propre liberté.
Rire... de cette grande famille d'Action Française, crabes qui se dévorent entre eux.
Rire... de ces gens qui, avant de rétablir le « Roi très chrétien » dans ses Etats, traînent les hauts dignitaires de l'Eglise dans la boue.
Rire... de ce Maxime, bavard et vantard, et de ses séides, parasites d'un Mouvement, qu'ils prétendent servir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature