Résumé

Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1886

Tous brûlent d’apprendre, et tous d’enseigner. La renaissance des lettres est, du même coup, celle des écoles. Il n’y a pas dans l’histoire de plus beau spectacle ; jamais l’esprit humain ne mit plus de candeur et n’éprouva plus de joie à faire la découverte de son bon droit, à se sentir capable de connaître le vrai, d’admirer le beau, de vouloir le bien ; jamais il ne crut plus facile, plus simple, plus naturel de transmettre par l’enseignement la vertu, la science, l’art, tout le patrimoine de l’humanité.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1886

Ce qu’on ne pouvait trop louer chez Siciliani, c’était son zèle communicatif, l’ardeur et la générosité de ses idées, l’extraordinaire vivacité de son caractère. Ce n’est pas lui qui risquait d’être jamais atteint de cette maladie dont Tocqueville disait : « La plus grande maladie de l’âme, c’est le froid. » Il traitait de la science de l’éducation, non seulement en érudit, en chercheur infatigable, mais aussi en apôtre enthousiaste. Il appelait la pédagogie la première des sciences, « la science par excellence du siècle ».
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1886

Ce mot d’Horace Mann mourant, qui avait été le mot de toute sa vie, l’avait pénétré jusqu’au cœur : « Ayez honte de mourir sans avoir remporté quelque victoire pour l’humanité. »
C’est Horace Mann qui lui donna en quelque sorte la vision de ce que peut être une existence tout entière consacrée à l’œuvre de l’éducation populaire. M. Philbrick était alors simple professeur dans un petit collège ; il ne se doutait pas que c’était à lui que serait réservée la tâche écrasante de succéder à Horace Mann et d’être pendant plus de vingt ans le surintendant des écoles de Boston.
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